Les Khmers rouges

Les Khmers rouges ; dont le nom officiel fut successivement Parti communiste du Cambodge et Parti du Kampuchéa démocratique étaient les membres d'une organisation communiste, fondée en 1954 dans l'ombre du Parti communiste français. Ses principaux dirigeants (Pol Pot, Khieu Samphân, Son Sen...) furent formés à Paris dans les années 1950 au Cercle des Études Marxistes fondé par le Bureau Politique du PCF en 1930, avant de rejoindre les communistes vietnamiens qui leur permettront de prendre le pouvoir au Cambodge en 1975 au moment où eux mêmes s'emparent de l'ensemble du Vietnam. Ils le garderont jusqu'au 7 janvier 1979 date à laquelle l'ancien allié vietnamien envahira le pays pour mettre fin à une série de litiges frontaliers.

Ils prônent l'élimination des intellectuels et la rééducation des populations adultes par le travail manuel sans assistance mécanisée. La nouvelle génération est endoctrinée et destinée à accomplir la purification de la société Khmère. La répression touchera les minorités ethniques qui seront en première ligne du génocide (notamment les Chams (musulmans cambodgiens) ou les immigrés, ces minorités ethniques n'étant pas de sang Khmer pur).

La situation économique se dégradant d'année en année, la recherche de boucs émissaires et les tricheries multiples rendirent la situation particulièrement angoissante et invivable. Les exécutions étaient monnaie courante. La volonté de multiplier les rendements à l'hectare par trois et la conviction que le premier pas vers l'industrialisation était l'exportation de riz amenèrent Pol Pot à affamer la population cambodgienne pour atteindre ces objectifs.

Pol Pot n'était pas enclin à remettre en question la ligne idéologique (alimentation en commun, autarcie régionale, rendement de trois tonnes de paddy (riz) par hectare, absence de rangs dans l'armée, éducation des enfants en commun, rééducation prolongée des intellectuels patriotes, etc.), aussi n'est-ce qu'en 1977 qu'il s'inquiéta de certaines situations. Il reporta la responsabilité des échecs du système sur le Parti et déclencha des purges meurtrières au sein de celui-ci, largement alimentées par sa paranoïa. Ce sont ces purges qui remplirent également le sinistre centre d'interrogation et d'exécution S-21, construit dans l'ancien lycée de Tuol Sleng.

 

 

 

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