Notre filleule

 

27 Novembre 2010:

L'affaire avance tout doucement, mais "Enfants du Cambodge" a eu des nouvelles du Tribunal, les informants que la convocation a été envoyé à la Grand-mère de Baromei. Cette dérnière sera convoqué dans le mois de Décembre au tribunal.

Jeudi 19 Aout, nous recevons ce message d'Enfants du Cambodge :

Nous avons obtenu l’enregistrement du dépôt de plainte pour enlèvement de Boramei.

J’ai réussi à faire enregistrer l’affaire en urgence devant le Tribunal de Grande Instance de Sihanoukville. Je retarde mon départ pour assister à l’audience qui se tiendra dans les jours qui viennent. On vous tient au courant de la suite.

Philippe Broaly - Enfants du Cambodge

L'enlévement de Boramei

Aout 2010 :

C'est la grand-mère maternelle de Borameï  qui vient de l'enlever à sa grande tante paternelle (au début la grand mère a demandé à la tante de voir la petite fille juste 2 heures à Phnom Penh, mais elle à emmené la petite jusqu'à sa maison qui se trouve 200 km de Phnom Penh. La tante à donc rejoint Boramei et sa grand mére mais cette dérniére ne veux pas lui rendre sa niéce, malgrés que Borameï ne veuille pas rester avec elle, et que l'enfant pleure car elle ne connaît pas sa famille maternelle.

Alors la tante demande à "Enfants du Cambodge" de l'aider à récupérer la petite, au nom de l'association et des parrains de Borameï…


Voici les faits raconté par Nary (Présidente d' Enfants du Cambodge):

"Un après midi où il pleuvait beaucoup, j'étais à la maison, quand la tante de Borameï (je l'appelle Phally) est venue me voir avec la maman d'une autre de nos filleuls. Phally me dit qu'elle revient de Phnom Penh. Elle me raconte en pleurant que la grand mère de Borameï l'a enlevé et emmené à Svay Rang. Elle me dit également que la grand-mère est méchante et qu'elle ne veut pas la laisser repartir à Sihanoukville, et que la grand-mère a chassé Phally et l'a forcé à partir de Svay Rang.

Phally me demande de l'aider pour aller récupérer sa nièce. Donc je lui conseille d'aller chercher des lettres des autorités de Sihanoukville pour pouvoir les montrer aux autorités de Svay Rang et donc pouvoir reprendre Borameï, mais elle me dit que les autorités de Sihanoukville ne veulent pas lui faire la lettre pour confirmer que Borameï vivait à Sihanoukville… sauf si elle donne de l'argent. Alors nous sommes allés demander le papier de l'école pour dire que Borameï est bien scolarisée à Sihanoukville, (puisque depuis qu'elle est parrainée par ENFANTS DU CAMBODGE grâce à SOURIRES RETROUVES, elle va régulièrement à l'école primaire). Bon maintenant nous avons les papiers, il nous reste juste à aller chercher Borameï.
Mais comme Phally m'a dit que les villageois du village de la grande mère sont violents, nous ne pourrons pas partir toutes seules, donc nous avons demande de l'aide à l'association des droits de l'homme pour venir avec nous et ils sont d'accord.

Nous partons de Sihanoukville pour aller à Svay Rang.

La dame des droits de l'homme prévient le chef de Sangkat [chef du quartier où vit la grand-mère] pour qu'il surveille la grand mère et l'empêcher d'emmener Borameï ailleurs. Après huit heures de route nous arrivons dans le village de la grand mère. Nous allons directement au bureau de chef de quartier. Il nous demande les preuves et nous lui montrons tous les papiers. Le chef de Sangkat  nous dit qu'il a bien prévenu la grand mère de ne pas emmener sa petite fille ailleurs, mais quand nous arrivons à leur maison, elle nous dit que Borameï est parti chez sa tante dans le village a coté. J'insiste alors pour aller la chercher, mais la grand mère nous l' empêche. Le chef de Sangkat  voudrait nous aider car il le sait que c'est la tante qui a le droit sur la petite et que sa grand-mère n'a jamais voulu de sa petite fille avant. Mais nous apprenons que le chef du village et le chef de la police sont de relation avec la grand-mère, et qu'ils ne veulent pas nous aider à reprendre Borameï malgrés tous les papiers qu'on leur a montré.

Comme ça n'avance pas avec le chef de village et la police, la dame des droits de l'homme nous emmène au commissariat  de  police de quartier pour aller voir les gens du commissariat  de quartier. Nous arrivons à 14h30, il n'y a personne. Le bâtiment été fermé. Nous nous posons devant le bâtiment sur une grande table et attendons. Longtemps après, une personne passe devant nous et nous demande ce que nous faisons ici. Nous racontons à cette personne que nous voulons être reçus par le commissaire. Elle va alors chercher un agent de rue. Il est très gentil, et  appelle son chef par téléphone, mais son chef n'est pas disponible pour nous retrouver au commissariat. Alors, il appelle un autre policier. C'est bien, mais ce policier est saoul ! Il nous demande des dizaine de fois la même chose, et nous répond : "oh, je vais faire venir mon collègue… " et le collègue qui arrive est aussi saoul que le premier !! Mais au moins, celui-ci connait la dame des droits de l'homme. Il nous a dit qu'il est désolé car il est saoul car aujourd'hui c'est la fête. [il n'y a pas de fête ce jour là au Cambodge]…..et il demande à ses collègues de venir. Il nous a dit qu'il est le sous-chef de la police et il nous  demande de lui raconter l'histoire.

A ce moment, le neveu de la grand-mère de Borameï vient assister à l'histoire et nous oblige à couper la caméra. Quand nous commençons à raconter l'histoire au sous-chef saoul de la police, le neveu de la grand mère intervient et nous parle avec méchanceté. Le sous-chef de police dit a ce garçon qu'il doit partir, mais le garçon se met en colère et nous menace. Il part violement et il nous pointe du doit en nous provoquant : "attention, si vous revenez… " et donc il nous a fait bien peur….

Après avoir écouté histoire et examiné les papiers, le sous-chef de la police demande le numéro de téléphone de la grand-mère pour la faire venir avec Borameï. Mais la grand-mère ne vient pas. Alors le sous-chef nous a dit qu'il ira la chercher demain et il demande a Phally de porter plainte contre la grand-mère. Nous commençons donc à faire le dépôt de plainte avec Phally et le sous-chef de la police. Il nous dit qu'il faudra revenir dans quelques jours. Alors, il est 17h30, et nous repartons pour Phnom Penh.

Et le lendemain nous achetons les billets de bus pour revenir à Sihanoukville. Le téléphone sonne : c'est le sous-chef de la police de Savay Rang. Il  nous  dit qu'on peut revenir à Svay Rang chercher la petite, que le problème et réglé. Alors je laisse Phally reprendre la route en sens inverse car ça fait maintenant 3 jours que j'ai laissé mes enfants et mes bébés à la maison. Il faut encore 2 jours pour repartir et revenir, et si le problème est fini, je ne sers plus à rien. Phally repart donc avec son mari pour aller chercher Borameï. Tout le monde est très content.

Quand Phally et son mari reviennent à la maison des ENFANTS DU CAMBODGE à Sihanoukville, je suis contente de les retrouver mais… il n'y a pas Borameï ! La grand-mère a refusé de les laisser entrer et ne veut pas rendre la petite. Plus personne sur place ne veut nous aider. J'appelle alors le sous-chef de la police qui me dit qu'il ne peut plus rien faire, qu'il faut porter plainte à la police de Sihanoukville et laisser faire la police.

Le lendemain, j'accompagne Phally au commissariat de Sihanoukville pour porter plainte en tant que témoin. Le commissaire nous demande alors de l'aider un peu pour aller chercher Borameï car il va avoir des frais et exige 400$. Sans argent, il refuse d'enregistrer la plainte qu'il a entre les mains.

Sourires Retrouvés a commencé son premier parrainage à son nom le 10 Mai 2010 :

        Notre filleule est une petite fille née le 5 Février 2004 à Phnom Penh , et s'appelle Chanboramei Poum.

Chanboramei est fille unique et orpheline de père et mère, elle vivait avec sa grand-mère , mais cette dérniére est décédée le 24/04/2010. C'est donc ces tantes qui l'ont récupéré mais elles n'ont pas les moyens pour la nourrir.

 

Grâce à notre parrainage, Boramei ( comme tous les autres enfants parrainés) est prise en charge par "Enfants du Cambodge" et a maintenant accés à la scolarité, et aux soins; et sa famille reçois de la nourriture.

Discussion avec la grand mére

 

Négociation dans le bureau des droits de l'homme

 

Le policier ramenant la plainte validée

 

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